La troisième exposition spéciale ce ce 50ème Rétromobile était consacrée à Steve McQueen qui était tout autant acteur que pilote de motos et d’autos et qui refusait de se faire doubler dans les courses-poursuites de ses films.
Rétromobile expose plusieurs motos emblématiques du parcours de Steve McQueen, dont la Triumph TR6 de “La Grande évasion”, ainsi que la Ford Mustang Fastback V8 GT 390 lancée à la poursuite du Dodge Charger dans “Bullit” !
l’exposition Steve McQueen
Triumph TR6SS 1962 : moteur 50 cc, 42 ch, le succès de l'Essai international de six jours (ISDT) incite Triumph à adopter le nom de « trophée » pour ses jumeaux de style tout-terrain. Pour 1962, la dernière année des jumeaux Triumph traditionnels « pré-unité », le trophée a été désigné « TR6SS ». Véritable rareté, le véhicule n'a été produit uniquement pour la saison 62. La même année, ce TR6SS développant 42 chevaux, a été piloté par Bud Ekins durant l'ISDT en Allemagne de l'Ouest, lui permettant de remporter sa première médaille d'or dans l'événement. Préparée pour l'enduro, elle incarne l'exigence des compétitions extrêmes et le lien profond entre McQueen, Ekins et l'univers tout-terrain.
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Triumph TR6 R 1963 du film “La Grande évasion” : c'est évidemment la plus célèbre des Triumph de McQueen, celle au guidon de laquelle il apparaît dans La Grande Evasion, tourné en Allemagne et sorti en 1963. Préparée par Bud Ekins, la TR6R de 650 cc développe 42 ch. La moto est supposée être une BMW, si bien que la TR6 est sérieusement maquillée avec un moteur repeint et un habillage très modifié. Le saut légendaire ? Réalisé par sa doublure et ami Bud Ekins, même si McQueen pilotera le véhicule dans la majorité des scènes. Cette Triumph incarne l'illusion du cinéma, la passion du pilotage, et la légende McQueen.
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Triumph TR6-SR 1964 : moteur de 650 cc, 42 ch. En 1964, McQueen rejoint l'équipe américaine, notamment composée des frères Ekins, pour disputer les International Six Days of Trial (ISDT), épreuve d'enduro extrême en Allemagne de l'Est. Sur la route d'Erfurt, le team à la bannière étoilée passe par l'usine Triumph pour récupérer des Trophy 650, en version SC. Sa TR6/SR, préparée pour l'occasion, s'adapte aux terrains difficiles. Il peaufine lui-même les réglages. La moto de McQueen porte alors ce numéro 278 devenu légendaire.
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Triumph T1120TT Special 1963 : En 1963, McQueen achète cette Triumph T120TT Spécial chez Johnson Motors, distributeur Triumph de la côte Ouest, avec un moteur affûté pour la course. Il la fait ensuite préparer pour le désert par Bud Ekins. Moteur bicylindre 650 cc de 46 ch, échappements hauts, sabot moteur, gros filtres à air : tout est pensé pour la course off-road. Taillée pour la poussière californienne, elle reflète son goût du défi, brut, mécanique et sans doublure
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Ford F-100 : moteur V8 de 4,8 l, 190 ch. Le Ford F-100 de Bud Ekins est un pick-up emblématique, souvent associé à la culture moto et au style californien des années 60-70. Bud Ekins, célèbre cascadeur et ami proche de Steve McQueen, reconnu pour son célèbre saut à moto dans La Grande Évasion, utilisait ce F-100 comme véhicule utilitaire pour transporter ses motos, notamment des Triumph. Ce pick-up incarne l'esprit "garage", custom et liberté de cette époque. Robuste, simple et stylé, il est devenu culte chez les fans de vintage, souvent restauré ou modifié à l'image de celui d'Ekins
Triumph T120 1960 : Préparée pour le tout-terrain, cette Triumph T120 fut pilotée par Bud Ekins sur des courses emblématiques comme le Big Bear Run ou la Baja 1000. Son moteur bicylindre 650 cc de 46 ch, associé à des modifications off-road, la rend redoutable. Cette machine incarne la domination Triumph en off-road et l'héritage partagé avec McQueen
Triumph TR6R 1961 : En mars 1962, McQueen dispute la course de désert Moose Run, organisée par le Four Aces MC, à Lancaster, au nord de Los Angeles. Bud Ekins lui prépare cette TR6R, équipée d'un bicylindre 650 cc développant 42 ch, taillée pour le désert. Il termine 3ème en catégorie novice. Légère, nerveuse, cette Triumph incarne l'audace de McQueen, qui, loin des studios, se mesure à la poussière et à la vraie compétition
Ford Mustang GT390 Fastback 1968 : Dans Bullitt (1968), Steve McQueen conduit une Mustang GT390 Fastback de 1968 avec moteur V8 6.4L litres de 335 chevaux, de couleur Dark Highland Green et dotée d'une transmission manuelle à quatre rapports. La voiture pouvait atteindre une vitesse maximale de 182 km/h. Steve McQueen a lui-même réalisé plusieurs cascades dans la légendaire course-poursuite à travers San Francisco. Il a tenté d'acquérir la voiture après le tournage, sans succès. Elle a refait surface en 2020, vendue aux enchères pour plus de 3,7 millions de dollars
Dodge Charger 1968 : voiture du méchant que poursuit Steve McQueen dans les rues de San Francisco dans le film “Bullit”
Triumph T120 Bonneville 1960 : Dans les années 1960, McQueen, déjà passionné par les compétitions tout-terrain et le pilotage engagé, roule sur plusieurs modèles de la gamme Triumph, notamment la T120 Bonnevïlle. Il n'hésite pas à les modifier pour s'adapter aux exigences du désert californien et des courses de tout-terrain. Avec l'aide de son fidèle préparateur Bud Ekins, il renforce les suspensions, allège la partie-cycle. Son bicylindre 650 cc délivre 46 ch, associé à un cadre renforcé et échappements surélevés favorise sa performance. Que ce soit sur les pistes poussiéreuses des Mojaves ou sur les routes sinueuses de Californie, la T100 Bonnevïlle accompagne McQueen dans ses escapades mécaniques. Une moto à son Image : rapide, indomptable et élégante -
Triumph T120R 1964 : La Triumph T120 R Bonnevïlle faisait partie de la collection privée de Steve McQueen. Dotée d'un bicylindre de 650 cc développant 46 ch, elle incarne l'élégance britannique alliée à la performance. McQueen, fidèle à Triumph, appréciait sa réactivité et son style sobre. Ce modèle résume à lui seul son amour des belles mécaniques et de l'authenticité
Triumph Rickman Metisse Mk3 1965 : Dès la fin des années 50, Derek et Don Rickman conçoivent des motos issues de divers éléments, dont certains modèles sont équipés de moteur Triumph. La Metisse Mk3 associe châssis léger et moteur Triumph 650 cc de 42 chevaux. Produite à seulement 300 exemplaires, elle séduit McQueen par sa précision et son style. Il en possédait une, adaptée au désert, symbole de son exigence technique. Cette moto rare et racée incarne le goût du détail et l'esprit compétitif de McQueen, qui aurait pu le faire briller dans une carrière de pilote professionnel de moto
Triumph Metisse
Ferrari 250 GT Lusso : Amoureux des voitures européennes, Steve Mc Queen s’est offert une Ferrari 250 GT Lusso en 1963. La sienne était marron/sellerie de cuir beige. Elle a été vendue aux enchères en 2019 à 2,3 millions d’euros
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Honda 250 Elsinore 1973 : En pleine campagne publicitaire, Honda recrute les acteurs à la mode pour en faire des égéries dans des spots publicitaires qui aspirent à marquer les esprits. Icône du motocross, la Honda CR 250 Elsinore est animée par un monocylindre 2T de 250 cc développant 29 chevaux. McQueen en fait la promotion dans une publicité culte, même s'il n'en a jamais réellement piloté auparavant. Symbole des années 70, cette moto légère et nerveuse incarne l'esprit californien et l'image cool d'un McQueen toujours libre -
Husqvarna 400 Cross 1971 : La Husqvarna 400 Cross, la marque suédoise devient un choix de premier plan pour les amateurs de tout-terrain en Amérique. Avec son monocylindre 2T de 398 cc pour 40 chevaux, elle sédult McQueen par sa légèreté et sa puissance. En 1971, il pose avec elle en couverture de Sports lllustrated, image culte qui propulse la marque suédoise comme icône culturelle aux États-Unis. Agile, brute, elle devient l'arme idéale pour le tout-terrain californien et l'icône d'une génération
Comme cette exposition sur Steve McQueen se situe au sein de l’espace motos, j’en profite pour faire un tour rapide des marques de motos présentes dans cet espace.
motos Royal Enfield
motos Kawasaki – motos Triumph
motos Ducati
À suivre : la dernière exposition : l’âge d’or des rallyes
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