mardi 4 août 2020

Tourisme en Normandie : les zoos fermés : le Safari-parc de Saint-Aubin-de-Crétot (76) (visité le 25/05/1980)

Dans un petit village près du Havre, à Saint-Aubin-de-Crétot, sur l’ancienne Nationale 15, une initiative ambitieuse avait été prise de créer un nouveau parc animalier, le safari-parc de Saint-Aubin-de-Crétot.

Ce parc animalier devait présenter des animaux en liberté à visiter en circuit voiture comme à Thoiry, mais il fut bien éphémère car ouvert en 1980, faute de moyens, il ferma prématurément la même année !

Comme c’était à une vingtaine de kilomètres seulement de chez nous, nous avons néanmoins eu l’occasion d’aller le visiter le 25 mai 1980, peu de temps après son ouverture et par conséquent, peu de temps avant sa fermeture !

Des sites très documentés et complets comme zoovenirs.fr ou leszoosdanslemonde.com ne semblent pas référencer ce parc on ne peut plus éphémère. Je n’ai guère de souvenirs non plus du cadre, du trajet à suivre en voiture, ni des animaux présents, ni du tarif d’entrée, et à l’époque je ne faisais pas encore beaucoup de photos, il me reste cependant ces clichés de quelques animaux en liberté dans le parc en voiture :

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émeu – zébus

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moutons mérinos – lions

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tigres – phacochères

Créé avant le célèbre CERZA près de Lisieux qui lui a su prospérer, c’est dommage que ce parc n’ait pas vraiment vu le jour, afin de compléter les seules offres de Jurques, Champrépus et Clères à l’époque et proposer un safari en voiture absent en Normandie et un nouveau zoo en Seine-Maritime qui avait déjà subi la fermeture du Parc des Bêtes à Étretat dans les années 1960 !

dimanche 2 août 2020

Tourisme en Normandie : les musées fermés : Musée Mer et Désert à Villerville (14) (visité le 02/09/2005)

Couteaux, moules, amandes, monovalves, bivalves : le Musée Mer et Désert à Villerville réunissait déjà toute la collection des coquillages locaux. Rien que celle consacrée aux pétoncles, dans un admirable camaïeu de rouge, rosés, miels, oranges, bordeaux, caramels, était remarquable. Mais, on y trouvait aussi d'énormes bénitiers, des peignes de Vénus, des porcelaines, des nautiles et tous les coquillages des mers du Sud. Dans une vaste serre de 800 m², une collection exception­nelle d'environ 5 000 coquillages racontait l'histoire des mollusques depuis leur origine jusqu'à nos jours. Cet espace était une suite de reconstitutions des milieux naturels. Des animaux vivants (rep­tiles, mygales…) issus des déserts des différents conti­nents du monde animaient l'ensemble de l'exposition. Ce musée retraçait également l'évolution des plantes grasses en milieu désertique et la façon dont elles ont modifié les sols et les climats.
Mer et Désert était un complément indispensable à la visite de l'aquarium de Trouville. Ca tombe mal, les deux sont fermés !

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en voilà de jolis coquillages !

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le désert…

vendredi 31 juillet 2020

Tourisme en Normandie : les aquariums fermés : La Maison de la Mer à Courseulles (14) et Natur’Aquarium à Trouville (14)

1) La Maison de la Mer à Courseulles (Calvados) (visites du 22/05/1988 et du 01/08/2001), fermeture en 2007

La maison de la mer à Courseulles comprenait un aquarium tunnel de 100.000 litres qui présentait de multiples espèces de poissons, crustacés, tortues géantes et une importante collection de coquillages issue des mers du monde entier dont le célèbre coquillage bénitier géant de la grande barrière d'Australie (120 kg) mais aussi des huîtres à charnières, des tarets de la mer Rouge et bien d'autres encore. Un diorama de l'huître complétait la visite.

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tortues

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requin – bassin tactile

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poissons divers – grand bénitier de plus de 100 kg

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2001.08.01-012 coquillages 2001.08.01-013 coquillages
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coquillages  

2) Natur’Aquarium à Trouville (14), fermeture le 31/08/2013

Décidément le Calvados ne réussit pas aux poissons ! Cet espace ouvert en 1973 a également fermé en 2013 mais sa visite peut être lue sur :

Tourisme en Normandie : Natur’Aquarium à Trouville (visite du 25/11/2011)

mardi 28 juillet 2020

Tourisme et festivités en Normandie : Un été au Havre du 11 juillet au 4 octobre 2020

Depuis les festivités des 500 ans du Havre en 2017, on retrouve chaque année une nouvelle programmation d’”Un été au Havre”.

Du 11 juillet au 4 octobre 2020, en plus des douze installations pérennes à revoir, six nouvelles œuvres sont à découvrir dans le centre ville.

  • H20=$ : phrase énigmatique qui flotte à la surface du bassin du commerce, qui peut être vue en surplomb depuis la passerelle François Le Chevallier. 
    Cette installation au croisement de la matière, de l’espace et du langage est proposée par Alice Baude, diplômée d’un Master de Création Littéraire et engagée dans les recherches entre l’art et l’environnement. Elle a imaginé une installation qui livre sa lecture de la pellicule de l’eau. Pour Alice Baude : « Quel espace plus poétique que la pellicule de l'eau pour y glisser des mots ? On y lit le miroir, la surface des infinités. On y lit en miroir que nous avons le liquide pour seul réel. Le liquide, les liquides. Nous avons l'eau qui nous compose. Nous avons l'argent qui nous obsède. C'est le liquide du Bassin du Commerce. Texte flottant, intermédiaire, à fleur d'eau. Ce sont les transactions financières qui nous dépassent, des chiffres dans des ondes. C'est l'eau, que nous sommes à 60 %, et qui tend à manquer. Ces mots visent à ouvrir des enjeux en argent, pour ne pas dire en or bleu. »

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H20=$

  • Monsieur Goéland : situé sur la place du Vieux Marché, cette créature hybride, à la tête de goéland et au corps d’homme, est une sculpture de l’artiste Stephan Balkenhol.
    Cette nouvelle œuvre agrandit la famille des personnages déjà présents sur les façades des immeubles alentours. L'artiste représente fréquemment des croisements entre les espèces vivantes. Cette fascination humaine pour la muta­tion animale apparaît au travers des formes d'art et de récits les plus récentes jusqu'aux mythes les plus anciens : ce sont les métamorphoses racontées par la Grèce Antique, les divinités à têtes d'animaux célébrées par l'Egypte Ancienne.
    Cet homme-goéland serait quant à lui plutôt issu d'un mythe moderne. Un contraste s'observe entre cette tête à plumes et à bec, et le corps dont elle surgit, à la posture bien humaine, mains dans les poches. Grâce à ses vêtements, l'animal endosse le rôle d'une personne civilisée. On pourrait y voir une opposition entre bestialité et monde cultivé, ou bien au contraire, une affirmation de notre appartenance au monde animal : sous nos déguisements, nous sommes toujours des animaux.
    En choisissant de représenter un oiseau bien connu des Havrais et des Havraises, Stephan Balkenhol invente un spécimen à l'image de cette ville portuaire et met en lumière le rapport étroit que nous entretenons avec ce voisin ailé. Hissé sur son perchoir, Monsieur Goéland semble prendre de la hauteur pour rechercher la présence de la mer.

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Monsieur Goéland

  • L’endroit et l’envers : située sur la façade sud de l’hôtel de ville, cette installation monumentale est due à Rainer Gross.
    L'Hôtel de Ville du Havre, imaginé par l'Atelier Perret et Jacques Tournant, est un bâtiment majeur de la Reconstruction. Il sur­plombe, du haut de ses 72 mètres, une place en soubassement qui a conservé son niveau d'avant-guerre. De ce sol vestige jaillit un tracé, qui s'élève et arpente la façade de l'Hôtel de Ville, avant de retrouver la terre. La ligne, noire et irrégulière, joue entre les colonnes de l'édifice, s'ame­nuise, s'épaissit, se courbe et se tend, à la manière d'un travail de calligraphie. Sinueuse et légère, elle apparaît en contraste avec les lignes bien droites et la lourdeur minérale de cette architec­ture conçue pour durer dans le temps.
    Cette œuvre évoque la sensation d'envol et de chute que l’on ressent en observant le mouvement dynamique de cette onde sombre. Elle fait aussi ressurgir l'histoire sous-jacente de l'Hôtel de Ville et de sa place, sa partie invisible : ce flux déterre les mémoires qui se trouvaient sous nos pieds. C'est en même temps une énergie déployée, qui bouscule ce lieu ; une invitation à reconsidérer la permanence des choses qui nous entourent, et à remarquer la vigueur pous­sant l'humain à reconstruire sans cesse sur les débris du passé.
    Les lattes de peuplier souples qui composent cette créa­tion se retrouvent dans toutes les installations de Rainer Gross sur des constructions humaines chargées d'histoires : jardins, châteaux, édifices religieux...

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L’endroit et l’envers

  • La caravane dans le ciel : cette installation de Benedetto Bufalino se situe sur le parking de la plage.
    Il s'agit d'une petite caravane blanche, décorée d'une bande bleue ; une caravane ordinaire, que l'on a vu passer sur les routes, tirée par toutes sortes d'automobilistes en quête de voyages. Mais cette caravane, à laquelle nous n'aurions pas forcément prêté attention, prend un élan incongru pour atteindre le ciel, et culminer à près de 10 mètres.
    C'est sur le parking de la plage du Havre, au milieu d'un ballet incessant de véhicules à moteurs, que se produit cette ascension surprenante. La visiteur qui attend sa glace ou arpente la promenade se trouve interpellé par cette situation peu banale : une sorte de caravane augmentée, qui en plus d'of­frir tout le confort à son occupant, lui permettrait de profiter du panorama en poussant un levier. De quoi concurrencer une villa balnéaire avec vue mer, sans même bouger du parking.
    Il est rare de ressentir de la surprise ou de l'amusement, sur des parcours quotidiens, ponctués de signes et d'objets que l'on ne voit même plus : voiture, camion, panneau de signa­lisation... Un répertoire de formes du commun, dans lequel pioche (lartiste Benedetto Bufalino, pour concevoir des instal­lations prenant place en grande partie dans l'espace public. Ces dispositifs détournent les usages d'objets fonctionnels, les ré-assemblent avec légèreté et dérision ; ils suggèrent d'autres manières de considérer et d'habiter les lieux partagés, qui deviennent propices au décalage, à l'inattendu, ou à la rencontre.

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La Caravane dans le ciel

  • A l’origine : haute de près de 6 mètres et située sur le toit du palais des Régates à Sainte-Adresse, cette œuvre de Fabien Mérelle n’est pas vraiment nouvelle puisqu’elle était déjà présente à un autre endroit, sur la digue Augustin Normand au Havre, en 2018.
    Un homme pris dans un combat ordinaire, contre lui-même, est symbolisé par un homme portant un pachyderme sur ses épaules.

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A l’origine

Et toujours : Impact (2017), Catène de containers (2017), Jardins fantômes (2017), Parabole (2017), Couleurs sur la plage (2017), les gouzous de Jace (2017), Le temps suspendu (2017), Étant donné un mur (2017), UP#3 (2018), Apparitions (2019), Sisyphus Casemate (2019), la Sprite (2019)

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Impact (2017)

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Carène de containers (2019) - Jardins fantômes (2017)

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Parabole (2017) – Couleurs sur la plage (2017)

2017.07.06-001 gouzou 2018.07.13-004 l'arche vue des Jardins suspendus
gouzou (2017) – UP#3 (2018)

2019.09.20-001 Apparitions 2019.09.20-010 Sisyphus Casemate
Apparitions (2019) – Sisyphus Casemate (2019)

Textes issus des bornes explicatives ou du dépliant