mardi 14 mars 2023

Cinéma : le studio Ghibli : 11) Le Tombeau des lucioles (1988)

Ce film, “Le Tombeau des lucioles”, troisième des studios Ghibli, est adapté de “La Tombe des lucioles”, nouvelle semi-autobiographique écrite en 1967 par Akiyuki Nosaka. Célèbre pour sa noirceur et sa grande profondeur tragique (qui le rendent peu adapté à un public trop jeune), ce film est devenu un classique de l'animation japonaise, et est considéré comme l'un des plus grands chefs-d’œuvre du long-métrage d'animation et l’un des films les plus tristes !

Par rapport aux autres productions Ghibli (ou pré-Ghibli), il n’aura fallu “que” 8 ans pour que “Le Tombeau des lucioles” paru en 1988 au Japon arrive au cinéma en France en 1996 !

Le Tombeau des lucioles (Hotaru no haka)

affiche

Genre : drame - Pays : Japon - Réalisateur : Isao Takahata - Année : 1988 - Durée : 1h29 - Sortie en France : 19/06/1996

Thème : Japon, été 1945. Les bombardiers américains arrosent Kobé de bombes incendiaires. Un jeune adolescent et sa petite sœur perdent leurs parents. Ils se réfugient dans leur famille proche mais cruelle. Leur quête désespérée d'un monde meilleur les amènera à traverser les ruines du Japon ensanglanté par la fin de cette guerre.

Résumé : Seita et Setsuko, deux jeunes frère et sœur japonais, âgés de quatorze et quatre ans, per­dent leur mère lors des bombardements améri­cains qui détruisent la ville de Kobé, pendant la dernière guerre. N'ayant pas de nouvelles de leur père, officier depuis le début de la guerre, ils sont recueillis par une lointaine tante. Celle-ci, pour améliorer le quotidien de la maisonnée (elle, sa fille et son locataire), et parce que les rations manquent, pousse Seita à revendre les effets qu'il a pu récupérer de sa mère, pour acheter de la nourriture au marché noir. Mais elle a tendance à favoriser aux repas les siens plutôt que les deux enfants, et les accable de re­proches, considérant Seita comme une bouche inutile, qui devrait participer à l'effort de guer­re puisque son école a été détruite et qu'il n'a rien d'autre à faire que de s'occuper de sa sœur. Finissant par trouver la vie avec leur tante in­supportable, Seita part vivre avec sa sœur dans une petite cave naturelle éclairée la nuit par des myriades de lucioles, un peu en dehors de la ville. Mais la vie, faite de rapines et de mendi­cité, y devient rapidement encore plus diffici­le, et la malnutrition entraîne la maladie, qui emporte un jour Setsuko. La guerre prend fin, mais Seita éprouve toujours autant de difficul­tés à se nourrir, et le film se termine comme il avait commencé, dans une gare, par la mort de Seita.

01 SEITA 06 SETSUKO
SeitaSetsuko

03 les balayeurs 04 la boite de bonbons 05 les lucioles
les balayeurs – la boîte de bonbons – les lucioles

08 les bombardiers 11 les blessés dans l'école 12 l'amie de la famille
les bombardiers – les blessés dans l’école – l’amie de la famille

13 le responsable des blessés 09 la mère 14 la mort de la mère
le responsable des blessés – la mère – sa mort

15 la tante 16 la cousine 16 le pensionnaire
la tante – la cousine – le pensionnaire

17 Seita et Setsuko plus jeunes 19 les parents 20 le vendeur
Seita et Setsuko plus jeunes – les parents – le vendeur

21 le fermier 22 l'équipage 23 les spectateurs
le fermier – l’équipage – les spectateurs

24 la revue navale de son père 25 les enfants 1 25 les enfants 2
la revue navale du père – les enfants

27 le motard 28 le paysan 29 le policier
le motard – le paysan – le policier

33 la poupée de Setsuko 34 le médecin 35 le patient suivant
la poupée de Setsuko – le médecin – un patient

36 le glacier 37 le client de la banque 38 la photo du père
le glacier – le client de la banque – la photo du père

39  la mort de Setsuko 02 la mort de Seita
la mort de Setsuko – la mort de Seita

  • Ce film, qui a été le premier grand succès critique et commercial au Japon d’Isao Takahato, d'une grande qualité technique et graphique, n'est pas un conte et est triste, mais il est beau et émouvant. Il n'épargne pas le spectateur, mais rien n'y est gratuit ni sensationnel, et il n'est écrit nulle part qu'un film doit forcément se terminer heureusement pour être visible par des enfants.
  • Le réalisateur dit s'être inspiré de Paulette, la petite fille du film “Jeux interdits” interprétée par Brigitte Fossey, pour la gestuelle de Setsuko.

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