mercredi 18 août 2021

Voitures anciennes : les musées fermés : 14) L’Automusée du Forez à Saint-Germain-Laval (42)

Depuis 1985, le parc automobile français des musées a vu la disparition de plus de 2000 véhicules de collection : autos, motos, utilitaires, camions, véhicules de pompiers et militaires, et de plus de 40 musées ou collections privées !

Dans l’Automusée du Forez, ce n’est pas un propriétaire-collectionneur qui a engrangé des centaines de voitures "à la bonne époque" et qui ouvre sa collection au public, mais une idée originale de Guy Clair pour satisfaire les visiteurs et les propriétaires : des collectionneurs amenaient leurs voitures pour qu'elles soient exposées.

01

Guy Clair a eu cette idée originale  en 1993 en cô­toyant, dans divers rallyes, ses amis collectionneurs. C'est vrai qu'après chaque sortie, les belles voitures retournaient dans des garages ou des par­kings plus ou moins propices à la sécurité et à la conservation de ces prestigieux matériels. Et, en plus, personne ne pou­vait plus les admirer... jus­qu'au prochain rallye. Guy Clair a alors décidé de créer un musée où ces voitures se­raient accueillies, gardées, chouchoutées sans qu'il en coûte un centime à leurs propriétaires. En revanche, cet immense parc de petites mer­veilles constituait un patri­moine gratuit qu'il était possi­ble d'exploiter en l'ouvrant au public.

Guy Clair
Guy Clair

Guy Clair était agent général d'assurances, et il a possédé un grand nombre de voitures inté­ressantes, parmi lesquelles on trouve des Alpine, une Talbot Lago Sport, une Delahaye 135 coach Chapron, deux R8 Gordini et presque toute la gamme des Triumph TR. Ses "affaires" étant faites, il a décidé de s'oc­troyer une semi-retraite en réa­lisant son idée et d'ouvrir, à quelques kilomètres de Roanne, son musée. Une SARL a été créée le 19 mars 1994, qui comptait cinq actionnaires. Pa­rallèlement s'était créée une as­sociation, dont le but était d'or­ganiser toutes sortes de mani­festations pour animer le musée : bourses d'échanges, ral­lyes, concentrations. Quant au lieu géographique, il s'est imposé de lui-même puis­que Guy Clair et ses amis ha­bitent tous la région. L'auto­route passe à deux pas et possède un échangeur em­prunté par de nombreux An­glais et Hollandais, touristes friands de belles voitures. De plus, avec sa formule origi­nale, I'Automusée du Forez est en perpétuel renouvellement et peut réserver quelques surpri­ses, puisque certaines voitures sont à vendre. C'était donc l'un des rares musées que l'on pouvait visiter, en pouvant en repartir, par la route, avec l'une de ses pièces…

Il n’y avait pas de plan classique, pas de thème de collection, mais des voitures coup-de-cœur impeccablement entretenues, qui allaient de l'ancêtre à la berline de luxe en passant par les incontournables voitures des années soixante.

Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de visiter ce musée. Les photos sont issues du livre “Musée automobiles de France” :

Voisin
Voisin : celle-ci n'affichait que 21 000 km a son compteur et était  la propriété d'une élégante Lyonnaise en 1924. Elle fut carrossée par Achard et Fontenelle et possède un moteur 6 cylindres sans soupapes, licence Knight

Voisin Type M1 1920 Billetier et Cartier
Voisin Type Ml de 1920 : recarrossée en 1930 par Billetier et Cartier à Lyon. Cette voiture appartenait à la même
propriétaire que la bleue ci-dessus

DFP Type A Phaëtonia De Dion Bouton vis  vis et Lion Peugeot Type VD 1913
D.F.P. type A : c'est la carrosserie Phaëtonia, de Courbevoie, qui a réalisé cette D.F.P. type A. Notons que les constructeurs provinciaux traduisaient D.F.P. par "Des Ferrailles Parisiennes"... -
De Dion Bouton Vis à vis et Lion Peugeot type VD de 1913 (qui possède une magnifique montre automobile Doxa et des cuivres étincelants) parmi les très peu d'ancêtres dans ce musée

Delahaye 135MS 1949 Chapron, Talbot Lago Baby 1948 Guilloré et Delage D8-75 1939 Autobineau
Delahaye 135 MS de 1949 carrossée par Chapron, Talbot Lago Baby de 1948 carrossée par Guilloré et Delage D8/75 de 1939 carrossée par Autobineau

Autobleu 1955 Panhard Dynamic 1938
Autobleu : Maurice Mestivier et Roger Lapeyre se sont associés pour concevoir, en 1955. cette Autobleu sur base 4 CV Renault. La carrosserie est signée Pourtout -
Panhard Dynamic de 1938 : à moteur 6 cylindres sans soupapes. On note son volant de direction central.

Citroën 5 Cv et une réplique
Citroën 5 CV : Raymond Bertrand, propriétaire de la "grande" 5 CV Citroën "cul de poule", a construit de ses mains cette réplique à moteur de mobylette.

Monica 1975 Rosengart LR4 N2
Monica : la "régionale de l'étape", l'un des cinq exemplaires commercialisés - douze furent détruits. Ces voitures étaient construites en 1970, à Balbigny, dans le département de la Loire, et étaient équipées d'un moteur 8 cylindres de 6 litres -
Rosengart LR4 N2 : ”Une jolie femme préfère toujours une Rosengart”, disait la publicité de 1937. Cette marque, dirigée par Lucien Rosengart, ferma ses portes en 1955.

Amilcar Turbul
Amilcar : cette admirable Amilcar 6 cylindres fut exposée en châssis, au Salon de l'Auto de Paris, en 1926. Son moteur est un 1100 cc double arbre à compresseur Roots : plus de 150 km/h et une vivacité extraordinaire ! -
"Turbul" : superbe réalisation assemblée à partir d'éléments disparates, rigoureusement d'époque. Le résultat est superbe et évoque une voiture de grand sport des années 1900

Chevrolet Phaëton Deluxe Commémorative 1931 Hotchkiss AM2 1922
Chevrolet Phaëton Deluxe de 1931, dite Commémorative : 852 exemplaires de ce modèle, à freins et amortisseurs hydrauliques, furent construits -
Hotchkiss AM2 1922 : elle n'a jamais été repeinte et sa décoration intérieure est intacte et complètement d'origine. Devant des milliers de voitures restaurées, refaites, brillantes de chromes et de peintures, celle-ci est véritablement une voiture de musée.

Dino 246 GT Ferrari Lusso 1963
Dino 246 GT : Elle évoque les Ferrari P4 des années soixante, toutes en rondeurs malignes et sobres. De plus, la Dino 246 GT est une voiture utilisable très facilement et simplement. Sa tenue de route, grâce à son moteur en position centrale, est proche de la perfection, et sa sonorité est digne d'une symphonie fantastique ! -
Ferrari Lusso 1963 : construite chez Scaglietti. Ses formes sont sublimes et la sonorité de son moteur 12 cylindres en V est divin. Cette voiture est la septième construite

Lancia Stratos 1974 Renault Frégate 1957
Lancia Stratos 1 : Dix années d'exercice, trois titres mon­diaux et plus de 65 victoires internationales -
Renault Frégate 1957 : C'est Letourneur et Marchand qui car­rossait ces Frégate Transfluide en ca­briolet intégral. Avec ses roues fils, ses deux tons de carrosserie, c'était l'une des plus belles voitures des années cin­quante

En plus des voitures de toutes sortes et de toutes provenances, un podium moto accueillait ces en­gins à deux roues. Styl'son, Monet Goyon, Terrot, Motobécane, pour les françaises, côtoient de belles étrangères comme les Triumph, CZ et autres Motosacoche. De nombreux vélos de toutes sortes étaient aussi présents dans le musée, faisant une juste liaison entre ces différents modes de transport, indissociables de ce "pre­mier siècle de l'automobile".

moto

Pendant que les parents admiraient les voitures et les motos de ce musée, les enfants pouvaient s'amuser avec des voitures à pédales, sur une aire aménagée à leur attention. Ces jolis engins, construits par Gilles Fournier, qui évo­quent des voitures anciennes, étaient à louer 20 F les quinze minutes.

voiture à pédales

En 2000, Fabrice Jolivet, le fils de Raymond Jolivet, le créateur du musée de La Clayette, reprend les rênes de l’affaire, puis en 2003 celles de l’Automusée du Beaujolais et le 31 mars 2009, l’Automusée du Beaujolais de Chauffailles et l'Automusée du Forez de Saint Germain Laval ferment définitivement pour être transférés sur le nouveau site de La Boisse pour s'agrandir et devenir G.T.Spirit.

Peu de musées existaient dans la région Auvergne – Rhône – Alpes. 3 ont fermé : l’automusée du Forez à Saint-Germain-Laval (42), le Musée de la vieille auto à Saint-Marcel-lès-Valence (26) et le Musée des V8 françaises à Brioude (43). Il reste néanmoins le Musée automobile Bellenavois (03), la Virée d’antan à Brassac-les-Mines (63), le Musée de l’aventure Michelin à Clermont-Ferrand (63), le Musée Club Auvergnat des Anciennes Populaires et Sportives à La Monnerie le Montel (63), la Fondation de l'automobile Marius Berliet à Lyon (69) et l’un des plus importants musée automobiles de France, le Musée Henri Malartre à Rochetaillée-sur-Saône (69).

Le Musée de la vieille auto à Saint-Marcel-lès-Valence (26) a été créé en 1979 par M. Noël Lambert qui décide de collectionner des automobiles et de construire un musée pour les exposer. Il fermera en 1985 pour manque d’argent.

Le Musée des V8 françaises à Brioude (43) présentait une page de l’histoire de l’automobile en France : l’épopée des V8 FORD. On distinguait plusieurs périodes : MATFORD avec Mathis de 1934 à 1940, FORD SAF de 1946 à 1954 et SIMCA jusqu’en 1961. Les voitures étaient présentées par ordre chronologique. Le musée a fermé en 1992.

mercredi 11 août 2021

Tourisme en Normandie : le parc de Rouelles au Havre (76) : 3) verdure, eau, bâtiments

Avec ses 750 hectares de forêts, de parcs, de jardins et de squares, Le Havre est l'une des villes les plus vertes de France.

Sur 160 hectares de prairies, étangs, bois et marais, le parc de Rouelles offre une belle promenade de 7,5 km de part et d’autres de la rivière la Rouelles, du manoir de la Bouteillerie à l’arboretum des Ardennes, en passant par le jardin des plantes vivaces, et la faune avec les enclos des bœufs écossais, des ânes et des moutons…

Les étangs : la vie aquatique

Les étangs, étendues d'eaux stagnantes, occupent le cœur du parc. Représentant une surface de 3 ha, ils sont alimentés par les sources provenant des versants et communiquent entre eux par vannes et goulottes. Leurs eaux résiduelles aboutissent dans le marais ou dans les bassins d'orages situés en contrebas. Deux autres étangs (bassins du moulin et de la Royale), eux aussi alimentés par des sources, sont situés plus en amont de la rivière.
La végétation aux abords des étangs est très diversifiée. Des plantes herbacées typiques des milieux humides comme le cresson des fontaines, les nénuphars, le myosotis des marais ou la sagittaire sont présentes et côtoient aulnes, érables, chênes et saules.
A ces essences communes dans nos régions s'ajoute le cyprès-chauve de Louisiane, un des rares conifères non persistants. Planté en contrebas de la Bouteillerie, sur les rives de l'étang avec l'île, il se distingue à l'automne ' par la brillance de ses aiguilles jaunes orangées.
Les rives des étangs pourvoient ainsi refuge et nourriture à la faune : oiseaux familiers (poule d'eau, foulque macroule, canard colvert, bernaches, héron cendré), poissons (carpe, brochet, poissons rouges), amphibiens (grenouilles et crapauds) et nombreux insectes dont des libellules offrent un spectacle quotidien d'activité naturelle.

 

2020.10.09-002
2020.09.13-036 lac
lacs

2020.10.09-003 2020.10.09-011
rivière

2021.03.28-01
cascade

Le marais

La reformation d'un marais a permis de recréer un élément essentiel de la régulation du cycle de l'eau dans le parc. Auparavant, la quantité d'eau y était variable, ainsi que la végétation. Des travaux récents ont permis de restituer un marais pérenne assurant son rôle de retenue d'eau lors des épisodes pluvieux et d'alimentation des cours d'eau lors de sécheresse.
Cependant, une fois, ce marais en place, la roselière a tendance à se développer très vite. C'est pourquoi une gestion de la végétation par une fauche annuelle permet de limiter la fermeture du milieu et de conserver la zone humide en l'état.
Les rives du marais, véritable interface, permet les échanges avec les écosystèmes voisins des prairies, de la cressonnière et de la rivière. Ce milieu reste tout de même peu accessible à l'homme et c'est qui lui confère sa valeur écologique. Pour le découvrir, une passerelle mène au cœur du marais jusqu’à un observatoire où l’on peut découvrir l'activité du marais.

2020.10.20-016 le marais
2020.10.20-018 le marais 2020.10.20-019 le marais
le marais

La source du Godet

Dans les années 1970, 5 zones de captage alimentent en eau la ville du Havre : 
- La vallée du St Laurent (sources)
- La vallée.de la Rouelles (sources)
- Radicatel (source et captage souterrain)
- Harfleur (prélèvement de surface)
- Norville  pour l’alimentation industrielle (pompage de la Seine)
À cette époque les besoins sont de 110 000 m3/jour dont 46 000 pour les industries.
Fin des années 1970 la demande augmente de façon importante. Un nouveau point de captage souterrain est mis en service à Yport.
Dans la vallée de Rouelles 8 sources sont captées (Royale - Noyer – ormeaux – ormes – Riante (2) – Godet – Zinc), elles fournissent selon les saisons de 7 à 12 000 m3/jour.
La source du Godet a été construite en brigue et silex et mise en service en 1901. Elle est alimentée par les sous écoulements du plateau des Ardennes. Après captage, les eaux étalent envoyées à l'usine de relevage de Rouelles.
Son débit varie de 11,.5 Je 15,5 l/s, ce qui permet d'exploiter en 1969 1000 m3/jour. Dans les années 1980 compte-tenu de l'augmentation de sa teneur en nitrate dû aux cultures sur le plateau, elle est mélangée avec 50% d'eau provenant de Radicale! avant de rejoindre le réseau de distribution d'eau potable.
À la mise en service du captage d’Yport, les petites sources de faible débit sont progressivement abandonnées. L'exploitation de cille du Godet cesse en 1975.

2020.10.20-025 la source du Godet 2020.10.20-026 la source du Godet
la source du Godet

Les prairies

Réparties sur les versants sud et nord de la vallée de la Rouelles, les prairies du parc offrent une transition douce entre les milieux humides et les contreforts boisés des plateaux des Ardennes et de Caucriauville.
Occupant près de 50 ha, ces espaces ouverts se caractérisent par une végétation herbacée. Malgré une apparente uniformité, ces prairies se distinguent les unes des autres par des compositions végétales propres, résultats de multiples facteurs : nature du sol, exposition, hygrométrie ou utilisation historique ou actuelle...
Leur point commun est la prédominance de graminées (chiendent, agrostide, pâturin, brome, houlque ou dactyle), associées aux pissenlits, marguerites, pâquerettes, renoncules, trèfles, oseilles, ou plantains... Une espèce rare d'orchidée a aussi été identifiée : l'Ophrys abeille.
Transition entre le sol et le milieu aérien, ces grandes étendues abritent une riche faune : depuis certains insectes floricoles tels les papillons et les abeilles jusqu'aux martinets noirs, mésanges ou bergeronnettes grises, ou encore lapins de garennes, hérissons et taupes.

2020.09.13-074 2020.10.20-015 la prairie
prairies

2020.09.13-038 nénuphars
nénuphars

2021.03.28-02
2021.03.28-032021.03.28-04
la flore du printemps

Le site de la Bouteillerie

Le nom de la Bouteillerie provient de la famille Le Bouteiller, installée dans le pays de Caux depuis le XVème siècle. En 1501, Guy de la Bouteillerie promit de faire édifier une chapelle en l'église de Rouelles, comme l'abbesse de Montivilliers l'y avait autorisée.
En 1531, Nicole Perdrier, veuve en premières noces de Jehan Le Bouteiller, agissant au nom des héritiers de celui-ci, échangea avec Guillaume Le Roux, seigneur de Grez et d'Épouville, les terres de la Bouteillerie contre des terres de la vicomte d'Arqués. La Bouteillerie passa ainsi chez les Le Roux et par alliance aux Caveliers de Montgeon.
Madame de Waru, dernière propriétaire, en descendait en droite ligne. Elle repose, avec les Montgeon, près de l'église de Rouelles.
Dès 1531, le site est ainsi décrit : « le dit fief entend, tant en manoir seigneurial, édifié de maisons et colombiers à pied et d'arbres clauzages, prés, bois, étangs, droit de chapelle en l'église paroissiale au dit lieu de Rouelles ».
De longue date, le manoir de la Bouteillerie n'était plus habité par ses propriétaires, les Montgeon occupant te château du même nom. Ce château, dominant la vallée de la Lézarde, sur le plateau Ouest, a été édifié au XVIIème et remanié au XIXème siècle. Entouré de bois, servant de liaison entre le parc de Rouelles et Caucriauville, il a été démoli en 2009, suite à un incendie.
En 1944, l'un des principaux axes de l'attaque des alliés traverse le parc actuel. Le Château des Ardennes, édifice du XIXème siècle, poste de commandement des troupes allemandes, est entièrement détruit, tandis que d'importants dommages sont causés au site de la Bouteillerie. Il subsiste de cet ensemble architectural le manoir et le colombier, ainsi que l'ancien potager transformé depuis en jardin des plantes vivaces.
L'ensemble du site possède une grande valeur : il préserve un ensemble original, l'association château-parc-ferme-forêt, constituant ainsi un finage typique du Pays de Caux.

2020.10.20-013 le site de la Bouteillerie
le site de la Bouteillerie

  • Le colombier : Construit par la famille Le Roux en 1631, ce colombier circulaire, en silex noir et recouvert en tuiles et muni de deux lucarnes d'envol, offre des proportions imposantes et une décoration recherchée propre au style cauchois.

 2020.10.20-006 le colombier 2020.10.20-007 le colombier
le colombier

  • Le manoir : Il est composé de silex blond, de pierre de taille et d'ardoise. L'ancienne étable, reconstruite en 1950, accueille des animations pour les scolaires et centres aérés. La grange et la « charreterie », également reconstruites après-guerre, présentent au visiteur des expositions ponctuelles sur différents thèmes.

2020.09.13-080 le manoir
2020.09.13-075 le manoir 2020.09.13-079 le gardien du manoir
le manoir – le gardien

2020.09.13-076 pressoir à pommes
2020.09.13-077 pressoir à pommes 2020.09.13-078 pressoir à pommes
la fabrique de cidre dans le manoir

  • la grange à foin : Reconstruite vers 1950, elle est l'un des bâtiments de la ferme établie au début du siècle sur le site. Elle engrangeait les récoltes de céréales (blé, avoine, etc.) dont le « battage » ultérieur séparait la paille du grain. Son extrémité nord, à usage de charretene a été fermée pour constituer une cour champêtre, cadre propice à diverses animations. Un manège à blé du XIXème siècle, avec sa « mécanique » provenant de la région de Bolbec, a été reconstitué et est présenté à l'intérieur.

2020.10.20-003 la grange à foin
la grange à foin

jeudi 5 août 2021

Tourisme en Normandie : Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande : Caudebec-en-Caux, Villequier, la forêt de Brotonne et les bords de Seine

Même si je n’y suis pas allé récemment, il peut être agréable de découvrir ou redécouvrir quelques coins de notre belle Normandie, notamment lors d’une promenade au cœur du Parc Naturel des Boucles de la Seine Normande avec la visite de Villequier, de Caudebec-en-Caux, la forêt de Brotonne et les villages du bord de Seine.

  • Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande s’étend sur 45.000 hectares de l’Ouest de Rouen jusqu’au Marais Vernier et a été créé en 1974.

Villequier

Léopoldine Hugo, la fille de Victor Hugo se noya dans la Seine avec son mari Charles Vacquerie à Villequier en 1843, six mois après leur mariage. Ils sont enterrés près de la tombe d’Adèle Hugo, femme de l’écrivain dans le petit cimetière près de l’église. Le musée Victor Hugo (à voir ici),  installé dans la maison des Vacquerie évoque la vie de Léopoldine.

2006.08.25-024 tombes de la famille Hugo à Villequier 2006.08.25-025 maison Vaquerie à Villequier
tombes de la famille Hugo – la Maison Vacquerie

Sainte-Gertrude

La petite église a été consacrée en 1519 et contient un tabernacle de pierre, pièce rare du XVème siècle.

2006.08.25-021 église de Sainte-Gertrude
église de Sainte-Gertrude

2006.08.25-022 église de Sainte-Gertrude 2006.08.25-023 tabernacle dans l'église de Sainte-Gertrude
intérieur de l’église – tabernacle

Caudebec-en-Caux

La ville est peuplée d’environ 2350 Caudebecquais.
De la place du Général de Gaulle, on accède à l’ancienne prison encastrée dans les remparts du XIVème. Plus loin la Maison des Templiers du XIIIème siècle conserve ses murs-pignons.

2006.08.25-001 ancienne prison 2006.08.25-002 maison des templiers
ancienne prison – maison des templiers

En suivant le cours de la Sainte-Gertrude qui traverse la ville, on longe la tour des Fascines et la tour d’Harfleur.

2006.08.25-003 Ste-Gertrude
La Sainte-Gertrude

2006.08.25-004 tour des Fascines 2006.08.25-005 tour d'Harfleur
la Tour des Fascines – la Tour d’Harfleur

 L’église Notre-Dame a été édifiée de 1425 à 1539, le portail a été achevé au début du XVIIème siècle. Le clocher a une hauteur de 53 mètres. Le plus grand des 3 portails de la façade Ouest comprend 333 personnages surmontés d’une belle rosace entourée de statuettes.

2006.08.25-006 église Notre-Dame 2006.08.25-007 portail de l'église Notre-Dame
église Notre-Dame – portail de l’église

2006.08.25-008 portail de l'église Notre-Dame
2006.08.25-009 portail de l'église Notre-Dame 2006.08.25-019 détail du portail de l'église Notre-Dame 2006.08.25-020 détail du portail de l'église Notre-Dame

détails du portail de l’église

A l’intérieur, les beaux vitraux datent du XVIème siècle.

2006.08.25-011 vitraux de l'église Notre-Dame
2006.08.25-010 vitraux de l'église Notre-Dame 2006.08.25-013 vitraux de l'église Notre-Dame
vitraux de l’église Notre-Dame

Dans la chapelle du Saint-Sépulcre repose un Christ gisant sous un baldaquin très ouvragé du XVIème. La chapelle de la Vierge est renommée pour sa clé de voute monolithique de 7 tonnes formant un pendentif de 4,30 mètres. Les grandes orgues de 3345 tuyaux en étain martelé offrent une sonorité particulière reconnue par les mélomanes.

2006.08.25-012 chapelle du St-Sépulcre dans l'église Notre-Dame 2006.08.25-014 orgues de l'église Notre-Dame
chapelle du Saint-Sépulcre – orgues

2006.08.25-015 clef de voute dans l'église Notre-Dame
clef de voute

Du parvis de l’église on peut admirer de belles demeures dont la Maison Normande et l’hôtel des Baillis de Caux du XVIIIème siècle.

2006.08.25-017 maisons normandes 2006.08.25-018 maisons normandes
maisons normandes

Sur la route du Pont de Brotonne, on passe devant le monument “A ceux du Latham-47” en hommage à l’expédition de l’hydravion de Guilbaud et Amundsen qui disparurent dans l’Arctique en 1928 en voulant porter secours au dirigeable Italia en perdition.

2010.05.24-001 monument de Latham 2005.07.30-018 monument A ceux du Latham-47
A Ceux du Latham 47

La forêt de Brotonne s’étend sur 7.400 hectares.

Le chêne-cuve :

A Caudebec-en-Caux, une fois traversé le Pont de Brotonne long de 1280 mètres et construit en 1977 (désormais gratuit pour tous), on atteint rapidement la forêt de Brotonne. Sur un parking de la D913, on peut accéder au chêne cuve : 5 troncs de chênes (dont un a été amputé !) qui divergent d’une même souche délimitent une sorte de cuve naturelle d’environ 7 mètres de circonférence.

2006.05.04-008 chêne cuve 2006.05.04-011 chêne cuve
2006.05.04-009 chêne cuve 2006.05.04-010 chêne cuve
le chêne cuve

Moulin de Hauville

Ce moulin du XIIIème siècle qui appartenait à l’abbaye de Jumièges est le seul en pierre subsistant en Haute-Normandie. On peut découvrir le mécanisme (2,50 € l’entrée) et le voir fonctionner si le vent s’y prête. Autour du moulin, une mini-mare et d’anciennes meules.

2006.05.04-012 moulin d'Hauville
moulin de Hauville

2010.07.13-005 mécanisme du moulin 2010.07.13-006 mécanisme du moulin
mécanisme du moulin

2010.07.13-001 maquette moulin à eau 2010.07.13-009 meules
maquette de moulin à eau – meules

La Haye-Routot

Dans le cimetière on peut admirer 2 ifs âgés d’environ 1500 ans de 16 mètres et de 14 mètres de circonférence dont l’un abrite une chapelle dans laquelle on peut pénétrer et l’autre un oratoire.

2006.05.04-013 ifs à la Haye-de-Routot 2006.05.04-014 ifs à la Haye-de-Routot
2006.05.04-015 ifs à la Haye-de-Routot 2006.05.04-016 ifs à la Haye-de-Routot 2006.05.04-017 ifs à la Haye-de-Routot
ifs à la Haye-Routot

Dans une construction du XVIIIème siècle, se trouve le four à pain où se perpétue la cuisson du pain au bois.

2006.05.04-018 four à pain à la Haye-de-Routot
four à pain à La Haye-Routot

Vieux-Port

Charmant village caractéristique au bord de la Seine aux chaumières traditionnelles.

2006.05.04-019 la Seine à Vieux-Port
La Seine à Vieux-Port

Aizier

Près de l’église romane du 12ème siècle se trouve une dalle à trou d’homme, vestige d’une allée couverte en 2000 avant J.C.

2006.05.04-022 église d'Aizier
église d’Aizier

2006.05.04-020 dalle à trou d'homme à Aizier 2006.05.04-021 dalle à trou d'homme à Aizier
dalle à trou d’homme