samedi 11 mars 2023

Cinéma : le studio Ghibli : 10) Mon Voisin Totoro (1988)

Ce film, “Mon Voisin Totoro” est officiellement le deuxième film des studios Ghibli. Totoro est devenu la mascotte du studio Ghibli, et apparaît sur son logo au début de chaque film.

logo

Sorti en 1988 au Japon, le film a été diffusé pour la première fois en France lors du Festival du cinéma pour enfant de Corbeil-Essonnes en 1992. Mais il ne sort au cinéma en France qu’en décembre 1999, 11 ans après sa parution au Japon !

Mon Voisin Totoro (Tonari no Totoro)

affiche

Genre : aventure - Pays : Japon - Réalisateur : Hayao Miyazaki - Année : 1988 - Durée : 1h26 - Sortie en France : 08/12/1999

Thème : Lorsque deux jeunes filles déménagent à la campagne pour être près de leur mère souffrante, elles vivent des aventures avec les merveilleux esprits de la forêt qui vivent tout près.

Résumé : Satsuki, 10 ans, et Mei, 4 ans, viennent s'installer avec leur père Tatsuo à la campagne, pour se rapprocher de l'hôpital où leur mère Yasuko est soignée. Un jour, dans la forêt voisine, Mei suit une bête, s'engouffre dans un arbre et atterrit sur le ventre d'un Totoro, une pacifique créature des bois, d'habitude invisible pour les humains. Mei s'endort sur son ventre et se réveille seule. Un autre soir, à un arrêt de bus, sous la pluie, Mei et Satsuki attendent leur père qui doit revenir de l'hôpital. Il est en retard. Mei s'endort sur le dos de sa sœur, qui s'aperçoit bientôt que le gros Totoro a pris place à côté d'elle. Elle lui prête un parapluie. Pour la remercier il lui offre quelques graines, avant d'être emporté par un Chat-bus. Mei et Satsuki plantent les graines. La nuit, les Totoros viennent les faire germer. Mais voici que Satsuki et Mei apprennent que la sortie de leur mère est décalée. Refusant la chose Mei décide de se rendre seule jusqu'à l'hôpital et se perd en route. Satsuki, avec l'aide des villageois, cherche la petite fille, en vain. Finalement elle parvient à retrouver le Totoro et lui demande son aide. Il lui envoie alors le Chat-bus, à bord duquel elle s'envole. Au bord d'une route, elle retrouve enfin Mei. Le chat les emmène toutes les deux à l'hôpital. Elles y retrouvent leurs parents. Leur mère va bien. (Si intéressé, voir le résumé détaillé en fin d’article)

02 TATSUO KUSAKABE 03 SATSUKI KUSAKABE 03 MEI KUSAKABE
Tatsuo KusakabeSatsuki KusakabeMei Kusakabe

01 voiture Daihatsu Midget 1957 07 la maison des Kusakabe 08 le camphrier
Daihatsu Midget 1957 de Tatsuo – la maison des Kusakabe – le camphrier

04 le cycliste 05 bus Toyota BM 1950 09 le déménageur
le cycliste – bus Toyota BM 1950 – le déménageur

06 KANTA OKAGI 22 la mère de Kanta 31 la tante de Kanta
Kanta Okagi – la mère de Kanta – la tante de Kanta

37 les Noiraudes 11 Grand-Mère 12 Yasuko Kusakabe
les Noiraudes – Grand-Mère – Yasuko Kusakabe

14 les tétards 15 le gland 19 le poulailler
les têtards – le gland – le poulailler

16 le petit Totoro 17 le moyen Totoro 18 TOTORO
les Totoros : le petit, le moyen, le gros

20 Miss Hara, l'institutrice 21 Michiko et les autres élèves 24 l'hôtesse du bus
Miss Hara, l’institutrice – Michiko et les autres élèves – l’hôtesse du bus

25 la grenouille 26 le chat-bus 29 la toupie de Totoro
la grenouille – le chat-bus – la toupie de Totoro

27 le cadeau de Totoro 27bis les graines et noisettes magiques 30 le facteur
le cadeau de Totoro – les braines et noisettes magiques – le facteur

32 la chèvre 33 le jardinier 34 Otoko et Ryoko
la chèvre – le jardinier – Otoko et Ryoka

36 le père de Kanta (au centre) et les villageois 38 voiture Toyopet Corona 1957
le père de Kanta et les villageois – Toyopet Corona 1957

  • Totoro est de loin le personnage Ghibli le plus populaire. D'après Toshio Suzuki, le studio ne sera probablement jamais capable de créer un personnage qui le dépassera.
  • Le chat-bus vient d'une croyance japonaise attribuant à un chat âgé le pouvoir magique de changer de forme : c'est alors un « bakeneko ». Le chat-bus est un « bakeneko » qui a vu un bus et qui a décidé d'en devenir un.
  • Comme les aventures d'Alice, auxquelles il fait explicitement référence, Mon voisin Totoro est une plongée dans la rêverie enfantine. Rêverie positive, stimulée par la magie de la nature, mais aussi rêverie réactive provoquée par la situation difficile à laquelle les fillettes sont confrontées (la maladie de la mère). Se partageant entre la candeur de l'enfance et la lucidité de l'âge adulte, Miyazaki entretient un flou très habile sur la frontière entre le rêve et la réalité.

Résumé détaillé (de Wikipédia) : Tatsuo Kusakabe, jeune anthropologue et professeur non titulaire d'une université de Tokyo, arrive dans le village où il va emménager avec ses deux filles, Satsuki, dix ans, et Mei, quatre ans. Les petites découvrent joyeusement leur nouvelle maison, qui n’a pas été habitée depuis un certain temps, et la campagne environnante où trône un camphrier gigantesque. Explorant l’habitation, de style japonais, elles trouvent des glands qui tombent de la soupente et une pièce remplie de petites créatures noires qui s’éclipsent (les susuwatari) ; leur père leur explique qu’il s’agit de noiraudes. Elles montent peu rassurées à l’étage, et Mei, qui attrape une des créatures, se retrouve les mains pleines de suie. Redescendant, elles rencontrent leur nouvelle voisine venue aider à faire le ménage, une grand-mère, qui leur explique que les noiraudes emménagent dans les lieux inhabités et partiront bientôt. Satsuki est polie et accueillante, mais Mei a peur de la nouvelle venue, et se cache derrière sa sœur. Alors qu’ils s’activent tous pour réactiver la pompe, nettoyer les salles de vie et déballer les affaires, Kanta, le petit-fils de la vieille dame, âgé lui aussi d’une dizaine d’années, apporte un paquet de la part de sa mère et dit à sa jeune voisine que leur nouvelle maison est hantée, avant de partir en courant.

Le soir venu, de fortes rafales de vent font trembler la maison ; dans le bain, Tatsuo et ses filles rient fort pour chasser les fantômes, tandis que les noiraudes quittent la maison et émigrent vers le grand arbre. Le lendemain matin, ils font la lessive au lavoir, puis partent à vélo le long des rizières où leurs voisins s’activent, pour passer la journée avec Yasuko, la mère des petites, hospitalisée à proximité. Ils passent devant Kanta, qui échange des grimaces avec Satsuki.

À la fin des vacances, Satsuki reprend l’école après avoir préparé le repas de midi pour sa sœur et son père ; ce dernier se met au travail à son bureau, tandis que Mei vagabonde à l’extérieur. Trouvant un gland, la petite fille le ramasse, et en voit plusieurs autres formant une piste ; la suivant, elle voit passer devant elle un petit être blanc-translucide et le poursuit, mais celui-ci se cache sous la maison. Alors que la fillette surveille une cavité, la petite créature, accompagnée maintenant par une autre un peu plus grande transportant un sac de glands, s’éclipse par une autre sortie, mais entendant des glands tomber, Mei les repère et les poursuit à nouveau. Continuant leur route à travers un étroit chemin de végétation, puis dans la forêt, tous trois aboutissent au pied du grand camphrier entouré d’un shimenawa, et les deux êtres disparaissent dans un trou entre les racines. Y tombant à leur suite, la petite fille découvre le domaine de Totoro, sorte de créature de la taille d’un ours au cri impressionnant, avec qui elle fait connaissance, avant de s’endormir sur son ventre.

Le midi, Satsuki revient de l’école et cherche Mei ; elle trouve son chapeau devant la trouée et trouve sa sœur endormie non loin. À son réveil, celle-ci lui raconte sa rencontre avec Totoro ; Tatsuo les rejoint et ils poursuivent le long du chemin sous les branches, mais aboutissent sur leur maison. La petite fille est déconcertée, et son père lui explique qu’elle a dû voir le maître de la forêt ; ils vont tous trois à travers celle-ci pour voir le grand arbre, mais Mei ne retrouve pas l’entrée de l’antre de la créature. Après avoir salué le camphrier, qui est la raison pour laquelle Tatsuo a choisi d’habiter ce village, ils repartent.

Le lendemain, Satsuki confie Mei à leur voisine avant d’aller à l’école pour la journée, et est surprise de voir la vieille dame arriver avec la petite fille alors qu’elle a encore deux heures de cours. Mei tenant à être avec sa grande sœur, elle est accueillie dans la classe avec des crayons, et dessine Totoro. Le soir venu, les deux fillettes reprennent le chemin de leur maison, mais une pluie torrentielle se met à tomber et elles doivent se réfugier dans l’abri d’une divinité shinto ; Kanta passe avec un vieux parapluie qu’il laisse à Satsuki avant de rentrer chez lui en courant. Après être rentrées chez elles, les deux fillettes partent à la rencontre de leur père avec un parapluie, et passent chez leurs voisins rendre celui que Kanta leur a prêté ; elles sont accueillies par la mère du garçon, qui timide reste caché tout en manifestant sa joie et sa fierté d’avoir aidé Satsuki.

Les deux fillettes attendent à l’arrêt de bus sous la pluie, mais ce dernier a du retard ; Satsuki prend Mei qui s’endort sur son dos et patiente, quand soudain, elle voit Totoro arriver et attendre à côté d’elle. Pour se protéger de la pluie, la créature n’a qu’une large feuille sur la tête qui lui goutte sur le nez, et la jeune fille lui prête le parapluie qu’elle a apporté pour son père ; le maître de la forêt est étonné, mais ravi d’entendre le bruit des grosses gouttes qui, s’accumulant sur les feuilles des arbres, tombent sur l’objet. Alors que la pluie s’est arrêtée et que Mei se réveille, un « chat-bus » arrive, et Totoro monte dedans après avoir donné un cadeau aux fillettes. Finalement, le bus arrive, et Tatsuo s’excuse d’être en retard ; ses filles expriment leur enthousiasme d’avoir vu les créatures, et ils rentrent joyeusement.

Dans une lettre à sa mère, Satsuki décrit le cadeau de Totoro, un ensemble de graines emballées dans des feuilles de bambou, qu’elles ont planté dans le jardin, mais les jours passent et Mei s’impatiente de les voir pousser. Une nuit, les fillettes entendent des percussions et voient la famille Totoro danser autour de leur potager ; elles courent rejoindre les créatures, et voient émerveillées des pousses sortir de terre et grandir à vue d’œil pour devenir un amas d’arbustes luxuriants qui fusionnent pour donner un arbre géant, dont la ramure recouvre la maison. Totoro fait tourner une toupie magique sur laquelle il grimpe, et emmène Satsuki et Mei, accrochées sur son ventre, faire des acrobaties aériennes au-dessus de la campagne, avant de jouer de l’ocarina au sommet de l’arbre.

Le lendemain, l’arbre a disparu ; pensant avoir rêvé, Mei et Satsuki se précipitent vers le potager et découvrent avec joie que les graines ont germé. Les fillettes aident leur vieille voisine à ramasser les légumes dans les champs et parlent du passage prochain de leur maman pour le week-end, lorsque Kanta apporte un télégramme issu de l’hôpital demandant d’appeler. Très inquiètes, elles courent avec leur jeune voisin vers la maison de celui-ci pour appeler leur père, et la nouvelle tombe comme un couperet : Yasuko est souffrante et ne pourra finalement pas venir. Terriblement déçue, Mei fait un caprice, et les deux sœurs se disputent ; Tatsuo part voir son épouse à l’hôpital, laissant ses filles sous la garde de la voisine, qui tente de rassurer et consoler Satsuki, terrifiée à l’idée que sa mère puisse mourir.

Mei profite d’un moment d’inattention de la vieille femme pour partir seule apporter un épi de maïs à l’hôpital, mais celui-ci est à trois heures de route à pied. Constatant la disparition de la petite, Satsuki et la voisine s’affolent ; la jeune fille part sur le chemin de l’hôpital en interrogeant toutes les personnes qu’elle croise, lorsqu’elle voit Kanta arriver à vélo ; celui-ci lui propose d’aller à l’hôpital, tandis qu’elle retournera à l’étang où une sandalette a été retrouvée, et où tout le village recherche Mei. Elle part en courant et arrive essoufflée au plan d’eau, pour s’apercevoir soulagée que la chaussure n’est pas celle de sa sœur. La nuit va bientôt tomber, et les villageois s’activent pour rechercher la petite fille, tandis que Satsuki court à la trouée et prie pour que cette dernière la mène à Totoro ; se précipitant dans le passage, envahi de noiraudes, elle finit par trébucher et tomber en contrebas sur le ventre de la créature endormie. La jeune fille réveille le maître de la forêt et lui explique que Mei a disparu, avant de s’effondrer en larmes. Totoro la prend dans ses bras, lui sourit, et emplit ses poumons d’air pour s’envoler ; il court au sommet de son arbre, d’où il pousse un énorme rugissement pour faire venir le chat-bus, dans lequel Satsuki monte. La créature affiche « MEI » comme direction sur son panneau d’affichage et part en trombe ; passant à travers la forêt et les rizières, ils montent finalement sur une ligne de haute tension qu’ils suivent pour retrouver enfin la petite fille perdue.

Le chat propose à Mei et Satsuki de les emmener à l’hôpital où, du haut d’un arbre, elles voient à travers la fenêtre leurs parents discuter ; finalement, Yasuko n’avait attrapé qu’un rhume sans gravité et ne tardera pas à rentrer à la maison. Les fillettes déposent l’épi de maïs sur lequel est gravé « pour maman » sur le rebord de la fenêtre, où Tatsuo le découvre, avant de repartir dans la nuit à bord du chat-bus qui les laisse chez elles. Mei se précipite dans les bras de la vieille voisine qu’elle a enfin adoptée, tandis que Satsuki discute joyeusement avec Kanta, devenu son ami ; au sommet de son arbre, Totoro joue tranquillement de l’ocarina, tenant toujours son parapluie ouvert malgré l’absence de pluie. Dans la première image du générique, un taxi ramène Yasuko à la maison où ses deux filles l’accueillent joyeusement ; les images suivantes laissent supposer qu’un petit frère est venu agrandir la famille qui s’est parfaitement intégrée dans son nouvel environnement.

mercredi 8 mars 2023

Cinéma : le studio Ghibli : 9) Le Château dans le ciel (1986)

Cette fois, “Le Château dans le ciel” est bien le premier film officiellement estampillé “Studio Ghibli”.

Pour ce film, Hayao Miyazaki s'est inspiré du troisième voyage des “Voyages de Gulliver” de Jonathan Swift, “Voyage à Laputa”, où Laputa était le nom d'une île volante, dont les habitants ont perdu tout sens commun, à force d'abuser de philosophie spéculative.

Mais on ne change pas (encore) une habitude : réalisé en 1986 au Japon, “Le Château dans le ciel” ne sort au cinéma en France que 17 ans après, en 2003 !

Le Château dans le ciel (Tenku no shiro Rapyuta [Laputa])

affiche

Genre : aventure, fantasy - Pays : Japon - Réalisateur : Hayao Miyazaki - Année : 1986 - Durée : 2h04 - Sortie en France : 15/01/2003

Thème : Poursuivis par des pirates et des soldats, les jeunes Sheeta et Pazu se lancent à la recherche de la légendaire Laputa, une île flottante aux trésors mirifiques.

Résumé : Un mystérieux vaisseau volant est pris d'assaut par des pirates. Tentant de fuir par les parois du dirigeable, la jeune Sheeta lâche prise et chute dans le vide. Alors qu'il s'apprête à aider son patron dans la mine, le jeune Pazu voit une silhouette descendre doucement des airs. Sheeta s'est évanouie, une pierre luisant à son cou l'a empêchée de s'écraser. Le lendemain, les pirates et les soldats du dirigeable sont déjà à ses trousses. Pazu l'entraîne, et ils trouvent refuge dans les profondeurs d'anciennes mines. Ils y rencontrent un vieil homme, qui leur révèle que la pierre vient de la légendaire cité volante de Laputa. Grâce à des formules apprises dans son enfance, Sheeta sait en utiliser quelques pouvoirs.
À la sortie des cavernes, les soldats et leur chef, l'élégant Muska, les attendent. Muska a récupéré un robot de la cité : à l'approche de la pierre, le robot s'anime et ouvre une brèche dans leur forteresse. Grâce aux pirates et à leur chef / mère, Dora, ainsi qu'à la pierre, ils s'échappent et trouvent Laputa. L'île est déserte, mais ne tarde pas à être envahie par l'armée de Muska, descendant comme Sheeta des maîtres de Laputa. Grâce à leur courage, Sheeta et Pazu rendent sa liberté à l'île, qui s'élève dans les airs. Seuls survivants, les pirates et les enfants se séparent pour vivre de nouvelles aventures.

03 DORA 04 SHIITA (Lushiita Toel Ul Laputa)
DoraShiita

05 le Colonel MUSKA (Romuska Palo Ul Laputa) 15 PAZU
le Colonel MuskaPazu

01 le vaisseau de Dora 02 Le Goliath 06 les pirates
le vaisseau de Dora – le Goliath – les pirates

06 Charles 06 Louis 13 Shiita en lévitation
Charles – Louis – Shiita en lévitation

21 la pierre de lévitation 15 le commerçant 20 les pigeons
la pierre de lévitation – le commerçant – les pigeons

16 M. Duffy, le patron 31 Okami Duffy 32 la fille des Duffy
Duffy, le patronOkami Duffy – la fille des Duffy

18 les mineurs 19 les mineurs 22 la photo de Laputa
les mineurs – la photo de Laputa

25 le père de Pazu 23 le dirigeable du père de Pazu 24 Laputa
le père de Pazu – son dirigeable – Laputa

27 la voiture ce Dora 33 le conducteur du train 34 le convoi militaire
la voiture de Dora – le conducteur du train – le convoi militaire

38 les militaires 40 le Général Mouros 36 Papi Pom
les militaires – le Général MourosPapi Pom

41 le soldat tobot mort 42 la marque sur le robot 48 le robot réveillé
le soldat robot mort – la marque dur le robot – le robot réveillé

45 Shiita enfant 46 la nourrice de Shiita 50 Pa
Shiita enfant – la nourrice de Shiita – Pa

54 LAPUTA
Laputa

55 le robot jardinier 56 la ville engloutie 58 un autre robot figé
le robot jardinier – la ville engloutie – un autre robot figé

59 le cristal géant 60 la pierre noire 64 les soldats
le cristal géant – la pierre noire – les soldats

66 l'explosion du vaisseau 68 le grand arbre 69 le planeur
l’explosion du vaisseau – le grand arbre – le planeur

70 les diamants 71 le trésor
les diamants – le trésor

  • La découverte d'un film de Miyazaki est celle d’un monde à part entière, bigarré et étonnant, poétique et tumultueux. Le style du réalisateur y est nettement reconnaissable : rythme trépidant, personnages hauts en couleur, symbolisme riche et subtil. Parvenu sur le tard à la reconnaissance internationale, amplement méritée, le réalisateur voit désormais sa riche filmographie recevoir les honneurs qu'elle mérite. Si “Le Château dans le ciel” est l'anime aux recettes les plus modestes du studio, il ne dépareille pas dans la filmographie du réalisateur. Le film laisse une part prédominante à la poésie et l'aventure, s'enivrant de la liberté et des vertiges du vol. Une présence importante est à noter : celle du personnage de Muska, seul véritable "méchant" de l'œuvre de Miyazaki.
  • Pour la réalisation du Château dans le ciel, Miyazaki a été fortement influencé par un voyage effectué au Pays de Galles en 1985, peu après la période de grève des mineurs britanniques. Dans une interview de 1999, le réalisateur raconte son admiration pour la communauté des mineurs se battant jusqu’à la fin pour la sauvegarde de leur travail et de leurs communautés ; c’est pour cela qu’il a souhaité faire de son héros un jeune mineur intégré à une communauté soudée, peu avant la fermeture des mines.
  • En ce qui concerne l'architecture de l'île volante, constituée d’une rangée de trois remparts de diamètres décroissants, d’une citadelle surmontée d’un gigantesque arbre, et d’un dôme retourné dessous, préservant les secrets les plus sombres de l’ancienne civilisation, Miyazaki a été influencé par la représentation de la Tour de Babel de 1563 par Pieter Brueghel l'Ancien, par les décors du film “Metropolis” de Fritz Lang, réalisé en 1927, et par les illustrations d’Alan Lee de la cité de Minas Tirith pour “Le Seigneur des anneaux”.
  • Les robots, gardiens du château, sont directement inspirés de la machine dans “Le Roi et l'Oiseau”, film d'animation français dont Miyazaki a toujours été un grand admirateur. Chez Grimault comme chez Miyazaki, les robots permettent de témoigner d'une civilisation disparue et de prendre soin des espèces animales et végétales, loin de la mission destructrice pour laquelle ils avaient été programmés.
  • Les machines volantes présentes dans le film (Goliath, « flaptères » des pirates de Dora, sans oublier le château lui-même et la débauche d'engins volants du générique d'entrée) sont une des marques de Miyazaki, grand passionné d'aéronautique.