dimanche 12 juillet 2015

Tourisme en Ile-de-France : Le château de Versailles (visite du 4 juillet 2015) et les jardins du château de Versailles (visite du 20 août 2010)

Adresse : Château de Versailles, Place d'Armes - 78000 Versailles. Coordonnées GPS  : 48°48’17N, 2°07’15E
Tarif 2015 : château : 15 €, Trianon : 10 €, passeport (château+Trianon : 1 journée : 18 €, 2 jours : 25 €). Gratuit pour les moins de 18 ans, moins de 26 ans européens, les handicapés et les chômeurs. Grandes eaux musicales : + 9 €, Jardins musicaux : + 8 € (pas de gratuité). Passeport avec les grandes eaux musicales et les jardins musicaux : + 5 €)
Horaires : Du 1er avril au 31 octobre : Château : tous les jours sauf le lundi de 9h à 18h30 (dernière admission à 18h - fermeture des caisses à 17h50), Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette : tous les jours sauf le lundi de 12h à 18h30 (dernière admission à 18h - fermeture des caisses à 17h50), Jardins : tous les jours de 8h à 20h30, Parc : tous les jours de 7h à 20h30 (dernier accès à 19h pour les véhicules et à 20h pour les piétons). Du 1er novembre au 31 mars : Château : tous les jours sauf le lundi de 9h à 17h30 (dernière admission à 17h - fermeture des caisses à 16h50), Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette : tous les jours sauf le lundi de 12h à 17h30 (dernière admission à 17h - fermeture des caisses à 16h50), Jardins et Parc : tous les jours de 8h à 18h.
Site web :
http://www.chateauversailles.fr/homepage
Plan du domaine :

plan du domaine 1plan du domaine 2

1) Le château de Versailles :

L’extérieur :

plan château extérieur

Place d'Armes : A cette immense esplanade aboutissent les avenues de St-Cloud, de Paris et de Sceaux que séparent les anciennes écuries royales, œuvre de Jules Hardouin-Mansart.

Les cours - La grille actuelle du château date de Louis XVIII : une fois celle-ci franchie, trois cours successives s'ouvrent devant le visiteur.

  • La cour d’honneur est bordée par les ailes des Ministres Nord et Sud.
  • La Cour Royale était séparée de la première par une grille que pouvaient franchir en carrosse les seuls seigneurs ayant droit aux « honneurs du Louvre » (princes de sang, ducs et pairs, etc.). Les deux ailes, rhabillées d'une colonnade sous Louis XV et Louis XVIII formaient, dans leur premier état, les communs du château et n'y étaient pas soudées. Au-delà des arcades du Nord (passage public vers le parc) et du Midi, trois grilles dorées signalent les entrées d'honneur des Grands Appartements : à droite l'entrée primitive (condamnée à la suite de la suppression de l'escalier des Ambassadeurs), à gauche l'escalier de la Reine.
  • La cour de Marbre, pavée de marbre blanc et noir, est le cœur du château de Louis XIII dont les façades ont été remaniées et enrichies par Le Vau et Hardouin-Mansart : balustrades, bustes, statues, vases. Les trois fenêtres cintrées de la chambre du Roi s'ouvrent au 1er étage de l'avant-corps central, derrière un balcon doré supporté par huit colonnes de marbre.

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Place d’Armes – la grille - Cour d’Honneur

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Cour royale – Cour de marbre

L’intérieur :

La chapelle :
Dédiée à Saint Louis (Louis IX), la chapelle séduit par son harmonieux décor blanc et or. Chef-d'œuvre de Mansart, elle fut terminée en 1710 par son beau-frère Robert de Cotte. Les bas-reliefs des piliers et des arcades, très remarquables, sont de Van Clève, Le Lorrain, Coustou, etc.
La place habituelle de l'orgue étant prise par la tribune royale, l'instrument, de Clicquot, aux fines sculptures exécutées d'après les dessins de Robert de Cotte, a été placé dans la tribune du chevet. L'autel, de Van Clève, est en marbre et son devant orné par Vassé d'un bas-relief de bronze doré représentant une Piéta. La peinture de l'abside, par La Fosse, représente la Résurrection. La tribune recevait la famille royale ; les courtisans se tenaient dans la nef.

2015.07.03-007 chapelle

La galerie de l'Histoire du Château :
Situées en amont du circuit principal des Grands Appartements, les 11 salles au rez-de-chaussée de l'aile du Nord bénéficient d'un emplacement particulièrement adapté à recevoir une introduction à la visite du Château. Ces salles abritaient sous l’Ancien Régime des appartements des princes du sang, que Louis-Philippe avait très largement transformés pour y présenter un abrégé de l'histoire de France, à travers des œuvres allant du Baptême de Clovis jusqu'à Louis XVI donnant ses instructions à La Pérouse. Le roi-citoyen n’avait alors conservé que les volumes des pièces de l’enfilade et, en matière de décor, deux corniches qui sont visibles dans les nouvelles salles. Les salles, organisées de façon à la fois thématique et chronologique, permettent d'évoquer les grandes étapes de la création et de la transformation de la demeure royale, depuis le pavillon de chasse de Louis XIII jusqu'au domaine national d'aujourd'hui. Elles retracent l'histoire du Château à travers des œuvres issues des collections de Versailles. Des reproductions de gravures anciennes ainsi que des maquettes physiques complètent le parcours.

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généalogie des Bourbons – quelques tableaux

2015.07.03-010 maquette 2015.07.03-013 maquette 2015.07.03-015 tableau
maquette du premier Versailles – maquette du Palais du Soleil (constructions de Louis Le Vau de 1668 à 1678)

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Quelques tableaux

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clé de la grande porte de la chapelle royale – sculptures : singes chevauchant un bouc

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Le Parnasse français

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les autres salles

Les Grands appartements :

plan des grands appartements

Les Grands appartements proprement dits comprennent : d'une part les pièces de réception composées du salon d'Hercule, des six salons en enfilade connus sous le nom de « Grand Appartement » et la célèbre galerie des Glaces ; d'autre part, les pièces d'habitation consacrées à la vie publique du roi et de la reine. Au cours de la visite du château, il convient de garder en mémoire quelques données sur l'aménagement des grands châteaux classiques et baroques. La vie des souverains à l'intérieur du château se déroulait entre les salons et galeries d'apparat des Grands appartements, les appartements d'habitation officiels, semi-publics, et les appartements privés permettant de sauvegarder une certaine intimité. Au 18ème siècle., un nouveau stade de retrait est franchi avec les « petits appartements » où Louis XV puis Louis XVI se livrent à leurs occupations favorites, un peu à l'écart de l'étiquette.
Le schéma-type des Grands appartements - Le roi et la reine ont chacun leurs grands appartements disposés symétriquement de part et d'autre de l'axe transversal du bâtiment. La suite des pièces comprend, dans l'ordre, au moins une salle des gardes, des antichambres, la chambre, le Grand Cabinet, les cabinets privés (la communication privée entre les deux appartements s'établit en principe par ces salons). A Versailles, ce schéma symétrique ne sera valable que de 1673 à 1682. Marie-Thérèse étant morte en 1683, il n'est pas question d'installer Mme de Maintenon dans l'appartement de la souveraine. Louis XIV quitte son appartement du Nord du corps central, qui vient d'être transformé, au prix d'enrichissements décoratifs inouïs, en « Grand appartement » de parade et de divertissement, et se transporte sur la cour de Marbre.

  • Salon d'Hercule : II a été commencé en 1712 à la place de la quatrième et avant-dernière chapelle du château quand fut ouverte la chapelle St-Louis. Deux tableaux de Véronèse occupent leur emplacement primitif. “Le Repas du Christ chez Simon le Pharisien”, immense toile offerte à Louis XIV par la République de Venise - et pour laquelle, en fait, a été créé le salon -, a regagné son somptueux cadre doré tandis que la toile représentant “Éliézer et Rebecca” retrouvait sa place au-dessus de la cheminée aux riches ornements de bronze doré. Le plafond, de Lemoyne, le plus vaste plafond sur toile d’Europe, représente Hercule admis au rang des dieux. Pour peindre ces 315 m², l'artiste travailla trois ans. Son œuvre provoqua une vive admiration ; mais épuisé, devenu neurasthénique, il se suicida peu après l’avoir achevé en 1737.

2015.07.03-027 plafond du salon d'Hercule 2015.07.03-028 salon d'Hercule 2015.07.03-029 salon d'Hercule
le plafond : “L’Apothéose d’Hercule” – “Eliézer et Rébecca” – “Le Repas chez Simon”

  • Salon de l'Abondance : Les soirs « d'Appartement », du temps de Louis XIV, il contenait trois buffets, l'un pour les boissons chaudes et les deux autres pour les froides : vin, eaux-de-vie, sorbets, jus de fruits dits alors « eaux de fruits ». Il a recouvré un « meuble » d'hiver : tentures de velours vert frappé. Quatre portraits, par Rigaud et Van Loo, de la famille royale y ont été placés : le Grand Dauphin. Philippe V, le duc de Bourgogne et Louis XV.

2015.07.03-031 plafond du salon de l'Abondance 2015.07.03-030 salon de l'Abondance
plafond – salon

  • Salon de Vénus : Entrée principale du Grand Appartement sous Louis XIV. Les soirs de réception, des buffets y étaient dressés, composés de bassins d’agent chargés  de fruits crus et confits. Son plafond, peint par Houasse, comme celui des salons suivants, est divisé en compartiments peints qu'encadrent des bordures de stuc doré.

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plafond : “Vénus couronnée par les Grâces” – salon

  • Salon de Diane : ancienne salle de billard et de bal au temps de Louis XIV. Décor de marbres Campan, Rance et de Carrare. Buste de Louis XIV par Bernini dit le Bernin (1665, tableaux de De Lafosse et Blanchard.

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plafond : “Diane présidant à la Navigation et à la Chasse” – buste en marbre de Louis XIV – salon

  • Salon de Mars : Le changement de décor (murs tendus de tissu) rappelle que l'on entre ici dans l'ancien appartement royal proprement dit (salle des gardes). Louis XIV l'affecta au bal, au jeu, à la musique les soirs de réception. Deux tableaux ont retrouvé leur place du 18ème siècle : la “Tente de Darius”, par Le Brun, et les “Pèlerins d'Emmaus”, d'après Véronèse. Aux murs latéraux, “Louis XV”, de Rigaud, et “Marie Leszczynska”, de Van Loo. occupent toujours leur emplacement d'origine. Plafond aux motifs guerriers par Audran, Jouvenet, Houasse.

2015.07.03-037 plafond du salon de Mars 2015.07.03-038 salon de Mars
plafond : “Mars sur son char tiré par les loups” – salon

  • Salon de Mercure : Ancienne antichambre, il servit ensuite épisodiquement de chambre de parade. Le feu s'y tenait les soirs d'« Appartement ». En 1715 le cercueil de Louis XIV y fut exposé une semaine entière veillé par 72 ecclésiastiques se relayant pour que quatre messes à la fois soient célébrées sans interruption de 5 h à midi. Le plafond est l'œuvre de Jean-Baptiste de Champaigne.

2015.07.03-039 plafond du salon de Mercure 2015.07.03-041 salon de Mercure 2015.07.03-040 salon de Mercure
plafond : “Mercure sur son char tiré par des coqs” – lit à la duchesse – pendule à automates

  • Salon d'Apollon : Ancienne chambre du roi, devenue salle du trône, utilisée pour les audiences solennelles. Le trône était placé sur une estrade disposée sous un dais au milieu du grand mur. Au plafond, de Lafosse a peint le Char d’Apollon.

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plafond : “le Char d’Apollon” – torchères et portrait de Louis IV

  • Salon de la Guerre : Ce salon d'angle, ancien cabinet de Jupiter,  fait jonction entre le Grand appartement et la galerie des Glaces. Il est orné d'un grand bas-relief ovale, par Coysevox, représentant le roi triomphant de ses ennemis. Le plafond par Charles Le Brun est dédié aux campagnes glorieuses de Louis XIV.

2015.07.03-045 plafond du salon de la guerre 2015.07.03-047 salon de la guerre 2015.07.03-046 salon de la guerre
plafond – salon – bas-relief

  • Galerie des Glaces : La galerie des Glaces terminée par Mansart en 1687, couvre la terrasse éphémère (1668-1678) que Le Vau avait aménagée face aux jardins. C'est, avec les deux salons qui l'encadrent, le chef-d'œuvre décoratif de l'équipe de Le Brun. Longue de 73 mètres, large de 10,50 mètres et haute de 12,30 mètres, elle est éclairée par 17 grandes fenêtres auxquelles correspondent 17 panneaux de glace sur le mur opposé. Les 578 « miroirs de glace » qui composent ces panneaux sont les plus grands que l'on sût couler à l'époque. La galerie reçoit les derniers feux du soleil couchant. Les peintures du plafond, aux teintes feu et or, glorifient les 17 premières années du règne personnel de Louis XIV de 1661 à 1678 (paix de Nimègue). Parmi les particularités décoratives, on peut remarquer les chapiteaux des pilastres, en bronze doré, où Le Brun a mêlé aux motifs antiques des coqs et des fleurs de lys (l'« ordre français »). En 1980 la galerie des Glaces a retrouvé un éclat nouveau avec la restitution de son état de 1770, lors des fêtes du mariage du dauphin, futur Louis XVI, et de Marie-Antoinette : torchères sculptées (moulages pris sur les six originaux subsistants), lustres de cristal. Dans cette galerie se déroulaient les fêtes de la Cour, les grandes cérémonies et les réceptions d'ambassadeurs extraordinaires. Le trône était alors installé contre l'arcade du salon de la Paix. On imagine plus aisément aujourd'hui la galerie des Glaces un jour de fête, pleine d'une foule en costumes d'apparat et les milliers de flammes reflétées par les glaces. Tout le mobilier, caisses des orangers et luminaires, dix ans durant, sous Louis XIV, fut d'argent massif. Il représentait en fait une partie de la réserve monétaire du pays convertie en œuvres d'art. C'est ici que fut proclamé l'Empire allemand le 18 janvier 1871 et que les plénipotentiaires de l'Allemagne vaincue signèrent le traité de Versailles, le 28 juin 1919.

2015.07.03-049 plafond de la galerie des glaces 2015.07.03-051 galerie des glaces 2015.07.03-052 Stéphanie dans la galerie des glaces
plafond – galerie – verrières

2015.07.03-056 galerie des glaces 2015.07.03-053 galerie des glaces
galerie

  • Salon de la Paix : Symétrique du salon de la Guerre, le salon de la Paix avait été aussi conçu comme dépendance de la galerie des Glaces. Mais dès la fin du règne de Louis XIV il fut annexé à l'appartement de la reine, une cloison mobile assurant, en cas de besoin, sa séparation d'avec la galerie.

2015.07.03-055 plafond du salon de la paix 2015.07.03-054 salon de la paix
plafond : “Les Bienfaits de la Paix” – salon

  • Salon de l'Œil-de-Bœuf : Ce salon a réuni en une seule pièce la chambre occupée par le roi de 1684 à 1701 (la partie éclairée par deux fenêtres sur la cour de Marbre) et un cabinet. Aménagé sous la direction de Mansart et Robert de Cotte, il montre le progrès accompli vers l'élégance et la légèreté décorative depuis le début du règne : remarquer à la hauteur du célèbre œil-de-bœuf (auquel répond, du côté de la chambre du Roi, une baie identique en glaces) la frise de jeux d'enfants. Buste de Louis XIV par Coysevox. C'est dans cette fameuse antichambre que les gentilshommes attendaient le lever et le coucher du roi.

2015.07.03-057 salon de l'oeil de boeuf 2015.07.03-058 salon de l'oeil de boeuf
salon de l’Œil-de-Boeuf

  • Chambre du Roi : Louis XIV s'y installa en 1701. Le lit du roi se trouvait dans l'axe du château et de son parc, la ligne Est-Ouest marquant la course du soleil. La pièce, donnant sur la cour de Marbre, fait donc face au soleil levant. C'est dans cette chambre que mourut Louis XIV,  le 1er septembre 1715, d'une gangrène à la jambe. De 1701 à 1789, c'est là que se déroulaient les cérémonies du lever et du coucher du roi. Durant la journée, quiconque passait dans la chambre s'inclinait légèrement devant le lit, symbole de la Monarchie de droit divin.

2015.07.03-059 chambre du roi

  • Cabinet du Conseil : Comme le salon de l'Œil-de-Bœuf. il résulte de la réunion de deux anciens salons, le cabinet des Termes et le cabinet du Conseil. L'opération fut réalisée sous Louis XV, Gabriel étant chargé de la décoration. Les nouvelles boiseries, de Rousseau, remplaçant les glaces du temps de Louis XIV, comptent parmi les chefs-d'œuvre du rocaille français, marqué de légèreté, d'équilibre et de richesse. Dans ce Cabinet furent prises un siècle durant des décisions qui engagèrent le destin de la France, dont, en 1775, la participation à la guerre de l'Indépendance américaine. De somptueuses boiseries, sculptées par Antoine Rousseau sur des dessins de Ange-Jacques Gabriel, vinrent habiller ce cabinet de nouveaux motifs décoratifs (trophées, attributs de l'armée, de la marine et de la justice... ) ; de somptueux objets d'art commandés par Louis XV et Louis XVI ornent l'ensemble : une pendule de style rocaille (1754), un buste d’Alexandre le Grand en porphyre et deux vases de Mars et de Minerve en porcelaine de Sèvres et bronze ciselés par Pierre-Philippe Thomire (1787).

2015.07.03-060 cabinet du conseil 2015.07.03-061 cabinet du conseil

  • Chambre de la reine : L’Appartement de la Reine, qui se compose de quatre pièces, fut créé pour la reine Marie-Thérèse, femme de Louis XIV, qui y mourut en 1683. Cette pièce est la chambre officielle des reines de France. Aménagée pour Marie-Thérèse, femme de Louis XIV, elle a été habitée ensuite par la femme du Grand Dauphin, fils du roi, par la duchesse de Bourgogne, femme du petit-fils du Roi-Soleil, qui y donna naissance à Louis XV, par Marie Leszczynska (durant 43 ans), femme de Louis XV, enfin par Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI. 19 enfants de France dont Louis XV et Philippe V d'Espagne sont nés dans cette chambre. Une très ancienne et rigoureuse tradition exigeait que les accouchements des reines de France fussent publics. Marie-Antoinette elle-même dut s'y prêter, au milieu d'une foule de curieux. Le décor des boiseries et du plafond a été fait par les Gabriel pour Marie Leszczynska ; la cheminée, le grand meuble serre-bijoux, les « feux » (chenets) à décor de sphinx, l'écran de cheminée et le dessus-de-lit furent exécutés pour Marie-Antoinette.

2015.07.03-067 plafond de la chambre de la reine 2015.07.03-064 chambre de la reine
plafond - chambre de la reine

  • Salon des Nobles : Dans cette ancienne antichambre avaient lieu les présentations à la reine. C'est aussi la chambre de parade mortuaire des reines et dauphines de France. Seul le plafond d'origine, par Michel Corneille, subsiste, à la suite des transformations demandées par Marie-Antoinette, qui ne goûtait pas le côté démodé de ce style noble, à son architecte Mique (1785).

2015.07.03-066 plafond du salon des nobles 2015.07.03-065 salon des nobles
plafond : Mercure entouré des Arts et des Sciences – salon

  • Antichambre du Grand Couvert : Salle des gardes à l'époque de Marie-Thérèse. Louis XV et Marie Leszczynska y dînaient « au grand couvert » ainsi que Louis XVI et Marie-Antoinette. Le tableau de Mme Vigée-Lebrun : Marie-Antoinette et ses enfants (1787) représente, de gauche à droite, Mme Royale, le duc de Normandie (futur Louis XVII) et le dauphin qui mourra en 1789 ; ce dernier désigne un berceau vide symbolisant la mort prématurée de « Madame Sophie ».

2015.07.03-069 plafond de l'antichambre du grand couvert 2015.07.03-068 antichambre du grand couvert
plafond : “La Tente de Darius” – salon

Salle du Sacre :
D'abord chapelle, de 1676 à 1684, cette Grande salle des Gardes recevait le Parlement convoqué en Lit de Justice. Louis-Philippe la fit modifier pour y placer les vastes tableaux commandés lors du sacre de Napoléon Ier. On voit aussi, à gauche de l'entrée, le célèbre « Sacre », deuxième version, peinte par David de 1808 à 1822, du tableau du Louvre. La Salle de 1792, non meublée, située à la charnière du corps de bâtiment central et de l'aile du Midi, a ses murs couverts de portraits de guerriers, de scènes, de batailles.

2015.07.03-070 salle du sacre 2015.07.03-071 salle du sacre 2015.07.03-072 Stéphanie
plafond : Allégorie du dix-huit brumaire ou La France sauvée, par Antoine-François Callet – Le sacre de Napoléon – salle de 1792

Galerie des Batailles :
Aménagée en 1836 sur l'emplacement des anciens appartements des Princes de l'aile du Midi, la galerie des Batailles fit sensation par ses dimensions : 120 m de longueur sur 13 m de largeur. Son nom est dû aux 33 grandes compositions militaires dont Louis-Philippe fit orner ses murs pour évoquer les principales victoires françaises, depuis Tolbiac remportée par Clovis en 496 jusqu'à Wagram gagnée par Napoléon en 1809.

2015.07.03-073 galerie des batailles

2) Les jardins :

L’entrée des jardins est gratuite sauf pour les voitures et sauf les jours de grandes eaux musicales (Les samedis et dimanches du 28 mars au 1er novembre 2015, les mardis du 26 mai au 30 juin 2015 ainsi qu'à certaines dates supplémentaires (vendredi 3 avril, vendredi 8 mai, jeudi 14 mai et mardi 14 juillet 2015).

Façade sur le parc : L'immense construction se développe sur 680 m. Évitant la monotonie, le corps central fait saillie sur les ailes. Le toit plat, à l'italienne, est dissimulé par une balustrade portant des trophées et des vases. Les statues d'Apollon et de Diane entourées par les Mois de l'année, surmontent les avant-corps de la partie centrale où vivait la famille royale. Les enfants de France et certains membres de la famille royale logeaient dans l'aile du Midi. La terrasse qui s'étend devant le château domine toutes les perspectives du parc. Elle porte à ses extrémités les magnifiques vases géants de la Guerre (au Nord), de la Paix (au Sud), placés respectivement sous les baies du salon de la Guerre et du Salon de la Paix.

2010.08.20-046 le château

Les jardins ont été visités en 2010 (sans le château) et devant leur immensité, nous avions retrouvé notre chemin au Grand Trianon. Mais la visite de ces jardins-là étant jumelée avec la visite des Trianons, nous ne l’avons pas faite (et en 2015 non plus) et avons rejoint les “vrais” jardins par l’allée de la Reine jusqu’au Grand Canal (1650 m de long sur 62 de large).

 2010.08.20-024 grand Trianon 2010.08.20-025 grand Trianon 2010.08.20-026 grand Canal
Grand Trianon – le Grand canal

Le parcours a commencé au bassin d’Apollon qui représente le char d‘Apollon, maître du Soleil.

2010.08.20-031 du bassin d'Apollon au château 2010.08.20-032 bassin d'Apollon
bassin d’Apollon

La colonnade est un bosquet fermé dont le péristyle circulaire a été élevé en 1685. Le bassin du miroir d’eau avoisine le jardin du roi. On traverse les bosquets du Midi pour arriver au bassin de Bacchus et au bosquet de la Reine créé en 1775 ainsi qu’au bosquet de la salle de bal, l’un des plus gracieux vestiges de la décoration primitive. En traversant les jardins de la quinconce du Midi, on rejoint le tapis vert qui ramène au bassin de Latone, mère d’Apollon et de Diane. Les deux fontaines en bas des escaliers sont celles du Point du Jour et de Diane. Du haut des degrés de Latone qui conduisent au parterres d’eaux, on jouit d’une admirable perspective sur les jardins.

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colonnade – bosquet de la salle de bal

2010.08.20-035 jardins 2010.08.20-036 jardins 2010.08.20-043 jardins 
jardins

2010.08.20-040 bassin de Latone 2010.08.20-051 parterre d'eau 2010.08.20-045 bassin de Latone
bassin de Latone – parterre d’eau - perspective

Devant le château on rejoint à gauche le parterre du Nord et par l’allée d’eau on atteint le bassin des nymphes de Diane et le bassin du Dragon.

2010.08.20-052 parterre du Nord 2010.08.20-053 parterre du Nord 2010.08.20-054 bassin Neptune
parterre du Nord - bassin des nymphes de Diane

2010.08.20-056 allée d'eau 2010.08.20-058 allée d'eau 2010.08.20-057 bassin Neptune
allée d’eau - bassin du Dragon

Du 9 juin au 1er novembre 2015, les Jardins de Versailles sont défigurés par l’installation de plusieurs œuvres du plasticien Anish Kapoor, dont le "vagin de la reine prenant le pouvoir", selon l’artiste, de 500 tonnes de pierre et 1000 tonnes de terre sur le tapis vert !

2015.07.03-074 sculpture d'Anish Kapoor

1 commentaire:

  1. Il y a un livre de Christophe Tardieu qui vient de sortir : " Le surintendant de Versailles ". Cet ouvrage raconte la vie actuelle dans le château et évoque le travail dans les jardins. De mémoire, il y a 800 agents employés à la surveillance dans le parc et le château !

    Versailles évoquerait la possibilité d'avoir "une antenne" dans une région française comme Le Louvre ou le centre Pompidou...

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